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La pêche des céphalopodes


L’hiver a moins de disposer d’un bateau ou bien de pêcher certaines espèces de gadidés comme le lieu,difficile de s’adonner à la pêche du bord.
Les sparidés ont déjà entamé leur migration vers des eaux plus profondes et même s'il reste quelques bars actifs la plupart des sujets en âge de se reproduire commencent également leur exode vers le large et la plupart des femelles sont grainées.
Alors quoi pêcher ?
Pourquoi pas les céphalopodes !
Les céphalopodes (embranchement des mollusques) se divisent en de nombreuses espèces dont trois classes principales: Les nautiles,les octopodes (pieuvres) et surtout celle qui nous intéresse les décapodes seiches et calamars aussi appelés Squids.
Attiré par le poisson fourrage encore présent à l’automne/début hiver,les bancs de calamars et autres petites seiches viennent s’alimenter par banc à la tombée de la nuit dans les ports, digues ou autres jetée doté d’un éclairage artificiel (la lumière a un effet magnétique sur les céphalopodes).
La technique de pêche est à peu près similaire pour les deux espèces,même si la seiche est souvent postée sur le fond et le calamar en pleine eau.
Importé du Japon,l'egiing consiste à animer un leurre dénommé turlutte/calamarette (egi) avec une canne courte,tactile et de faible puissance 2m10/2m40/5/40grammes.

LE CALAMAR


Peche calamarLes Calamars ont une pigmentation rose ou rouge,variable.. Le corps est de forme allongée, terminé par une ailette fixée sur le manteau. La tête est munie de 8 bras et 2 tentacules extensibles par contraction. Ils possèdent une coquille interne (“plume”) en raison de sa forme étirée. Les deux tentacules longs sont dotés de ventouses à leur extrémité. Le Calamar commun ne dépasse pas 45 à 50 cm de long. On le trouve en Manche, Atlantique et Méditerranée, jusqu’à 400 m de profondeur. Les Calamars sont des prédateurs. L’adulte mange des crustacés, mollusques, sardines, maquereaux, mulets mais aussi de jeunes Céphalopodes (seiche, poulpes et calamars).Les jeunes se nourrissent de zooplancton. En chasse, le Calamar se propulse vers sa proie et étire ses deux longs tentacules pour l’attraper. Ses tentacules ont la faculté de s’étirer en se contractant. Ils sont pourvus de griffes et de ventouses. Une fois agrippée, il porte sa proie à la bouche et la déchiquette par petits morceaux à l’aide de son bec. Le Calamar dispose d’un venin pour immobiliser sa victime. Sa nageoire (sorte d’ailette, à l’arrière du manteau) ne lui sert que pour les mouvements lents d’approche. Pour se déplacer rapidement, le Calamar chasse l’eau qu’il peut stocker dans son siphon (tube situé sous le manteau) provoquant une propulsion. Il a la capacité d’orienter son siphon dans n’importe quelle direction pour se déplacer. Le Calamar est doté d’une relative intelligence. Il est capable de se coordonner pour chasser en groupe et de modifier son apparence physique (couleur, dessins de la robe) pour communiquer avec ses congénères. La période de reproduction, d’avril à juillet permet d’observer des comportements et signes de communication complexes. Une fois fécondée, la femelle pond une centaine d’œufs environ, qu’elle dépose sur les fonds, roches, algues, épaves. Les œufs sont regroupés en grappes de dizaines d’oeufs.Une sorte de gélatine les enrobant permet leur fixation sur un support.. Leur espérance de vie est courte. Ils meurent après la reproduction qui survient après un ou deux hivers selon la date plus ou moins tardive de l’éclosion.

LA SEICHE

On trouve la Seiche de la Mer du Nord à la Méditerranée, jusqu’à 150 m de profondeur. Elle vit seule
Peche Seiche
Ou en groupe de quelques individus, dans les eaux tempérées, près du fond. Elle mesure de 20 et 40 cm en moyenne, la femelle étant légèrement plus grosse que le mâle et peut atteindre 5 kg. Les tentacules latéraux des mâles sont zébrés. Elles aiment les zones rocheuses et les fonds sablonneux couverts d’herbiers.
Prédateur redoutable et vorace, son alimentation se compose de crevettes, petits crabes, mollusques, petits poissons et gastéropodes.
Leur excellente vision nocturne leur donne l’avantage pour se nourrir en toute discrétion c’est le moment où elles sont le plus actives. Migratrices, elles se rapprochent des côtes au printemps, quand les eaux se réchauffent, pour s’accoupler et pondre.
Les femelles déposent leurs œufs un peu n’importe où sur les fonds et les herbiers. Ces grappes d’œufs ressemblent à du raisin noir. On l’appelle d’ailleurs “raisin de mer”.. Quand les œufs sont à maturité, la membrane se décolore et devient transparente. On peut alors voir les Sépions à l’intérieur. Une femelle pond environ 3000 œufs par an. Les jeunes naissent en début d’été et repartent à l’automne vers le large. Les parents, eux, meurent après la saison de reproduction. On observe alors une quantité importante d’ “os de seiche” sur les plages. Les particularités anatomiques de la Seiche sont nombreuses. C’est un animal au psychisme élevé, championne du camouflage, elle a la faculté de changer de couleur en une fraction de seconde. Cette faculté lui permet de se fondre dans le décor pour se protéger, ou au contraire de se colorer pour impressionner un agresseur. Autres particularités : En cas d’attaque, la Seiche lâche un jet d’encre noir, pour assurer sa fuite. Habituellement elle évolue lentement au rythme du battement de sa nageoire, mais en cas d’urgence, elle peut se propulser rapidement en arrière en projetant brusquement l’eau stockée dans son siphon. Bien qu’invertébrée, une coquille (appelé “sépion”) lui sert de flotteur et protège ses organes. Elle peut y injecter de l’air et en gérer la pression pour ajuster sa flottabilité. Au même titre que le Poulpe et le Calamar, la Seiche est dotée d’une vision très sophistiquée. Pupille typique en forme de “W”. Elle a en outre la capacité de polariser la lumière. Très sensible au mouvement, la Seiche est attirée par ce qui bouge. Sa ligne latérale, au même titre que les poissons lui permet de mieux détecter son environnement et ses proies, peu importe la luminosité ou la clarté de l’eau.



LE CHOIX DE LA TURLUTTE

Comme pour les leurres beaucoup de choix avec tailles,coloris différents,fluorescent ou pas, modèles UV et vitesse de descente (m/s) différente en fonction du grammage et de la densité du leurre.
On peut décomposer une turlutte suivant ses caractéristiques:
Forme,taille,vitesse de descente,poids et revêtement.
Plusieurs imitations mais la plus répandue est le modèle crevette,on trouve aussi des imitations de petits poissons type lançons.

Turlutte

LA TAILLE

Elle s’exprime en egi,avec un coefficient de 3 (une calamarette de 3 egi mesure environ 9cm sans le grappin).Indication parfois gravée sur le plomb,a taille égale,le poids d’une turlutte peut néanmoins varier selon le modèle et donc influé sur la vitesse de descente qui s’exprime en m/s.
Plus la turlutte est dense ou plombée,plus vite elle descend et permet d’atteindre rapidement le fond.
le but de cette pêche est de trouver dans quelle couche d’eau se trouvent les calamars durant leur chasse.
On adaptera donc le grammage a la profondeur et la force du courant et l’espèce privilégiée, les turluttes sont la plupart du temps en plastique brut ou recouvert de tissu ou toile très solide, spécifiquement conçu pour offrir une meilleure prise aux ventouses tout en assurant une bonne résistance aux becs de seiches et calmars,l’autre avantage de l’assemblage de ces matériaux est de pouvoir ajouter des effets phosphorescent,reflets divers ........

LA PLOMBEE

Plusieurs modèles sophistiqués sont équipés de plombs anti-accroche, très utiles dans les fonds rocheux ou encombres,d’autres sont percés pour pouvoir fixer un plomb additionnel pour couler la turlutte plus vite dans les courants par exemple , d’autres enfin ont des plombs pare-chocs et peuvent être trainées sur le fond sans que la turlutte soit abimée.
La forme du plomb en virgule permet à ces turluttes d’effectuer des jerks (embarquées latérales de forte amplitude) en 3 dimensions tout en minimisant le risque d'accroche.

LE PANIER OU GRAPPIN

Il peut être petit double ou formant une grande couronne (jumbo) certains modèles sont équipés d’un grappin flexible qui tout en assurant la prise permet de pouvoir récupérer le leurre avec une simple traction linéaire en cas d’accroche sur un fond encombré.



Et enfin le coloris sujet de nombreuses allégations sur les différents forums de pêche

LA COULEUR

Chaque fabricant propose des pictogrammes pour choisir son coloris en fonction des conditions climatiques, clarté de l’eau, marée et moment de la journée, effet marketing ou vrai réalité, pas assez de recul pour juger, mais c'est un peu comme les leurres on aura sa turlutte fétiche, en général celle qui prend régulièrement.
La plupart des calamarettes sont des imitations de crevettes,les coloris orange et rose sont censés être plus attractifs mais seules les crevettes cuites ont ce type de coloration (Astaxanthine) alors qu’en est-il vraiment?
Dans leur environnement les crevettes sont plus proches du gris translucide.
Voici une vidéo très intéressante qui parle de vision monochrome pour la seiche, alors couleur intox ?

http://www.dailymotion.com/video/x4a9zv_predateurs-la-seiche-et-la-crevett_animals


couleur calamarette


En tout cas, cette vidéo interroge et remet sérieusement en question l’impact du coloris sur la traque des céphalopodes.
Les vibrations provoquées par l’animation,les reflets,la luminescence et surtout les contrastes des calamarettes ont probablement un impact plus déterminant sur l’attaque des squids.


Taille calamarette

LE MATERIEL

Une canne a leurre légère suffit amplement pour ce type de pêche (j’utilise ma canne a leurre speed master sea bass 2M40 /7-35gr) , le matériel de rockfishing est également adapte à ce mode de pêche,les fabricants proposent des cannes tout en un dénommé rockfishing-eging.

MONTAGE ET ANIMATION

Le montage standard avec une calamarette ou avec empile de plusieurs turluttes,ce dernier permet de prospecter différentes couches d’eau.
Sans oublier le montage drop shot pour les plus récalcitrants.
Corps de ligne raccord du fluoro sur une tresse relativement fine.

montage calamar

La pêche des céphalopodes est très tactile,les turluttes s’animent un peu comme des poissons nageurs (jerking ,walking the dog,bichi-bachi)au lancer ramener, à la verticale ou à la dandine.
Laisser la turlutte couler sur le fond,faire remonter le leurre par saccades en donnant des coups de scions plus ou moins amples, récupérer la bannière en baissant la canne,alterner les deux étapes jusqu’à faire remonter la calamarette en surface.
Animation leurre










La touche n'a rien à voir avec un poisson,plutôt une sensation de lourdeur comme si on ramenait une algue. les gros sujets peuvent faire de belles "tirées" ou se plaquer contre le fond.
Pêche ludique et amusante a pratiquer pour se détendre les longues soirées d’hiver





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